|
Un jour de mai… ou de juin… à moins que ce ne soit en septembre ? Bref, un jour de l’année 2002… peut-être 2003, après tout…
Un jour, quoi ! dans les premières années du troisième millénaire, aux environs de 14h52, (autant être précis, c’est important la précision…) mon compagnon, passablement exaspéré et visiblement à bout d’arguments me lance un tonitruant : « De toutes façons, tu n’es qu’un Gniouc-Gnioup ! » (À l’époque, le féminin de Gniouc-Gnioup n’existait pas encore.) Les yeux écarquillés par la surprise, je demande ,sur le champ, des explications : « mais qu’est c’que c’est qu’cet’ bêt’-là ? ».
Mon compagnon se perd alors dans des histoires de couple passéïstes et familiales et, pour résumer, je retiens juste que le Gniouc-Gnioup est un animal sympathique (c’est déjà ça !),surprenant (c’est mieux qu’ennuyeux) et drôle (ouffffffff !)
Le terme Gniouc-Gnioup rentre peu à peu dans notre quotidien et quelques temps après, autour d’une fondue au chocolat totalement « gnioupatoire » à laquelle nous avons convié un couple d’amis, l’histoire du Gniouc-Gnioup commence à s’étoffer. Nous délirons tous les quatre sur le thème, des dessins apparaissent, je prends des notes et je ne sais pas si c’est le chocolat ou les Gniouc-Gnioups, mais la soirée est particulièrement drôle et savoureuse.
J’écris dix pages, puis trente, puis cinquante… Et je me lance à la recherche d’un éditeur.
Trouver un éditeur, lorsqu’on est une auteur inconnue n’est pas chose aisée.
Je fais alors appel à mes relations : une de mes amies vient de publier un livre. Afin de présenter mon manuscrit à son éditeur, elle me demande : « C’est quel genre ? » Parce qu’il faut, pour éditer le Gniouc-Gnioup, absolument le rentrer dans une « case » ! Le problème, c’est bien que cette drôle de bestiole a horreur d’être enfermée dans quoi que ce soit ! Je dirais bien que « Le Gniouc-Gnioup » est un livre « animalier-humoristico-gnioupien », mais je doute que les éditeurs apprécient ce genre d’humour alors, toujours sur les conseils de cette même amie, je mets le Gniouc-Gnioup dans la case : « roman héroïc-fantasy » avec les elfes, les nains, les gnomes bien que je trouve ce choix peu satisfaisant. Cet éditeur, le premier contacté donc, refuse d’éditer ce « genre » de livre, sans même prendre la peine de le lire ! Et le second,
conseillé par le premier, me répond gentiment que « le Gniouc-Gnioup » n’est pas dans sa ligne éditoriale.
Ensuite, qui contacter ? Envoyer le manuscrit au hasard en prenant tous les éditeurs de l’annuaire ? C’est qu’envoyer un manuscrit vingt ou trente fois, voire plus, et en recommandé, revient vite cher, en photocopies et en timbres. Et toujours avec environ une chance sur mille que mon manuscrit soit retenu. C’est là que le hasard (qui est vraiment un drôle de type, entre nous, et qui arrive souvent au bon moment) intervient sous les traits d’une amie qui m'explique qu’on peut fabriquer soi-même ses livres. Mais en voilà une bonne idée, je dirais même plus, une idée « gnioupienne » !
En complément de ses précieuses informations, je surfe sur la vague Internet et j’apprends que cela s’appelle « l’auto-édition ». Je suis totalement séduite par l’idée d’être, entre autres choses, le seul maître à bord, alors je me lance !
C’est décidé, le Gniouc-Gnioup sera auto-édité !
Le Gniouc-Gnioup est donc un livre édité par un auteur indépendant qui se charge lui-même de l’impression, de la diffusion et de la promotion de son ouvrage.
|
|
|  | |  | | Savez-vous que.... |  | | Les Gnioucs-Gnioups sont gourmands et aiment le chocolat... |
| |  | |  |
 | |  | | Premier dessin du Gniouc-Gnioup |  | Gniouc-Gniouc "groumpfé", avec l'aimable autorisation de Mr T. d'Hooghe. |
| |  | |  |
 | |  | | Autre esquisse du Gniouc-Gnioup |  | | Avec l'aimable autorisation de Mlle Magnier |
| |  | |  |
|